La situation des enfants laissés orphelins par le tremblement de terre est encore grave

Publié le par FranceHaïti

Beaucoup n’ont pas de nourriture suffisante ni la possibilité d’aller à l’école

Port-au-Prince (Agence Fides) – Le petit orphelinat de Sainte Marie à Port-au-Prince qui, avant le tremblement de terre de janvier qui a bouleversé l’île, accueillait 2.000 personnes, en compte à présent 6.000. Après le séisme, avec les diverses agences locales et internationales d’Haïti, seulement 500 orphelins ont été enregistrés, sans compter ceux qui étaient déjà accueillis dans les orphelinats. Selon les assistants locaux, le nombre relativement bas est dû au fait que la plupart des enfants ayant un parent en vie sont allés vivre avec ce parent. En revanche, dans l’orphelinat de Sainte Marie, les enfants n’ont personne, vivent dans des zones restreintes, dans les tentes données par les volontaires français, aidés par une équipe d’assistants locaux. La nourriture est distribuée quotidiennement par les services du Programme alimentaire mondial (PAM) mais n’est pas suffisante pour satisfaire la faim. Neuf cents autres repas sont distribués aux enfants dans les écoles à travers un plan de distribution du PAM qui prévoit de la nourriture chaude pour près de 170.000 écoliers dans tout le pays. Les écoles publiques sont fermés jusqu’au 1er avril, cependant les ONG locales cherchent à mettre en place des centres scolaires provisoires dans plusieurs zones. Entre temps, près de 2,5 millions d’enfants n’ont pas accès aux écoles. Les enfants sont fatigués, apeurés, et affaiblis psychologiquement. Une ou deux fois par semaine, les volontaires de différents pays vont rendre visite à l’orphelinat, apportant un minimum d’attraction aux enfants, qui, sans jouets ni parcs de jeux, accueillent avec joie tout visiteur. Dix-neuf volontaires font des tours de 12 heures par jour, mais ne sont pas en mesure de répondre aux besoins psychologiques des enfants, et les psychologues haïtiens locaux sont rares. L’Organisation internationale pour les Migrants a constitué un groupe psychosocial pour les ONG s’occupant de personnes touchées par le stress post-traumatisme. Il est cependant difficile d’atteindre les 1,3 millions de personnes qui vivent dans 400 emplacements temporaires. Les enfants devront attendre pour l’assistance, pour les vêtements et pour la réouverture des écoles

Publié dans Brèves

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